OH MY TRI A CANNES-17/04/16

On avait dit triathlon chic et glamour : je suis dans le thème non ?

J'aurai pu donner aussi comme titre sur ma présentation du triathlon de Cannes le triathlon des premières fois car il y en a eu des joies, des larmes liées aux premiers émois d'avoir réussi à trouver le Saint Graal et d'être enfin entrer dans le cercle du triathlète officiellement.

Me préoccupant des débutants avant tout, j'ai vu Maud arrivée en pleurant me tombant dans les bras, j'ai vu Géraldine comme une pile électrique toute euphorique et Clémence avec sa petite larme de joie et l'envie irrépressible de recommencer rapidement.

Jamais un triathlon ne m'aura autant ravie dans le sens textuel du mot c'est-à-dire emportée et comblée à plusieurs niveaux. Un week-end sur la Croisette où le luxe a côtoyé le sport et fait de ce triathlon, le triathlon le plus glamour.

 

LA PREPARATION DE L'AVENTURE

Mais tout a commencé par un échange téléphonique avec le directeur de course Laurent Lerousseau que je remercie en premier lieu pour son invitation mais au delà pour son esprit passionné et son dynamisme. Il n'a pas hésité une seule seconde à m'écouter et me proposer de venir goûter l'aventure. Il a même mis tout en œuvre pour me trouver des solutions pour le trajet. Ca fait du bien de voir des personnes engagées autour de toute son équipe aux côtés notamment de Manuelle.

Par ailleurs, j’avais également noué des liens via les réseaux sociaux avec Maud que je voyais évoluer vers ce sport et avec qui je partageais mon expérience et surtout une envie commune de s’amuser tout en se bougeant. Elle a d’ailleurs aussi créé une communauté Lov4tri avec Johann son amoureux. Vous vous rappelez peut-être à l’occasion de la Saint Valentin, j’avais fait un portrait sur ce couple. Je ne pouvais donc pas me rendre à Cannes sans voir Maud. Et elle m’a accueillie merveilleusement.

Maud, Tony et moi même avec nos dossards en poche.

L'ARRIVEE A CANNES

Je savais que le train couchette avec le vélo allait être compliqué, mais je ne pensais pas que je devrai dormir avec mon vélo. En effet, il n’y avait pas de compartiment pour les bagages et hors de question de laisser ma précieuse monture dans le couloir. Il a donc fallu que je partage ma couche avec Monsieur Wilier un bel italien tout en carbone, mon chouchou, mon sésame, .Seuls les triathlètes pourront comprendre que l’on puisse dormir avec son vélo. En finalité ce n’est pas si mal, j’ai eu les jambes relevées toute la nuit et je pouvais dormir sur mes deux oreilles question vol. Doublement rassurée par la présence d’un légionnaire au dessus de ma couche, un vrai dur à cuire si l’on s’en réfère à ces multiples entailles (les visibles bien entendu…) et le ton est donné : « Avec moi vous ne risquez rien ». Le voyage commence plutôt bien. J’ai déjà un garde du corps.

Arrivée dès le vendredi matin à 8h00 lunettes de soleil oblige vu les petits yeux que j’ai, Maud m’attend de pied ferme à la gare. On se retrouve comme si nous étions de bonnes copines alors que c’est notre première fois.

 Une fois récupérée de ma nuit agitée et choyée comme une maman par Maud, j 'ai pu suivre tous les préparatifs autour de la course : le parc à vélo qui prend forme, les zones de transition qui sortent de terre et sentir cette douceur de températures sur ma peau de normande plus accoutumée aux bourrasques fraîches et aux petits crachins pluvieux.

Accompagnée par mon acolyte cannoise Maud, nous avons été rapidement retiré nos dossards et fait le tour du village des partenaires, c'est toujours l'occasion de vois les nouveautés et de craquer sur les dernières tendances. Pour ma part, refaire son dressing de trifonctions, lunettes ou encore maillots de bain.

J’ai pu également faire la connaissance de Tony, un triathlète de Fréjus qui suivait Oh My Tri. Ca fait donc plaisir de voir que du Nord au Sud on se retrouve autour d’une même passion commune.

L’HEURE DES MONDANITES A SONNE 

Alors que tous les triathlètes enfilent leur combinaison pour un dernier bain avant l’ultime épreuve du lendemain, moi je me la joue en mode talons et robes. Le contraste est saisissant. Je laisse Maud et Johann aller goûter l’eau pour moi. Pas question de compromettre mon brushing et mon lissage pour me rendre au Majestic assisté à la conférence de presse. On avait bien dit triathlon glamour non ?

Je vais retrouver la Team Polar  au complet, et l’équipe d’organisation de la course. Ca fait plaisir de revoir Elodie, Nadia, Géraldine, Laurent et ma copine chérie Sonia.

Avec Sonia, nous avons déjà eu plaisir à nous connaître lors de la préparation du marathon de Paris, nous faisions partie de la team Asics. Et je l’ai retrouvé sur le raid des alizés, la promiscuité ça forge des liens ! Du coup, chaque fois que l’on se revoit on a le sourire jusqu’aux oreilles. Elle me confie ses essais de trifonction, je suis complètement fan de Madame La Baronne.

Il y a aussi Nadia Jas : un petit bout de bonne femme qui se lance dans tous les défis comme celui de faire le parcours vélo et qui stresse un peu mais ne reculera jamais.

Géraldine la créatrice de Run Chic est aussi là pour réaliser son premier triathlon tout comme Clémence. Mais pourquoi se lancent-elles toutes dans l’aventure ? Pourquoi le triathlon fait tant rêver ?

Ce rendez-vous des journalistes c’est l’occasion pour nous de croiser les champions et j’ai été plus qu’heureuse de pouvoir échanger avec Charlotte Morel, un amour de triathlète. Je suis fan aussi de sa ligne de maillots de bain My Tribe.

Je n’ai jamais vu non plus un maire- celui de Cannes- aussi cool et sportif puisqu’il s’aligne lui aussi sur le format M de la course et court en maillot de bain minimaliste. Il assure le Maire quand même !

La Team Polar avec entre autres Sonia, Nadia, Clémence, Géraldine et Elodie

LA PRESSION MONTE : CHECKING MATOS

Jusque là, je me pensais en vacances flânant par ci par là, me laissant porter par les retrouvailles, profitant de la douceur de la vivre avec ce soleil…D’ailleurs, je traîne à table avec la Team Polar, un dernier café.. Puis une autre petite gourmandise ? Est-ce bien raisonnable…

Mais je ne fais pas un triathlon moi demain ?

Il serait peut-être temps d’aller préparer le matos et d’aller déposer mon vélo dans le parc. J’ai jusqu’à 19h pour faire mes sacs et surtout vérifier 1000 fois si je n’ai rien oublié.

Le parc à vélo est très impressionnant, pas étonnant car sur les deux formats de course L et M, nous sommes 2100 à s’aligner. Ca va déménager dans l’eau et d’ailleurs pas de départ filles. Il va falloir trouver sa place.

Une fois les affaires déposées, on se sent plus légers et apaisés : y a plus qu’à bien jouer demain.

 

Sur la ligne de départ, tatoués

LE JOUR J

Le réveil est un peu difficile mais l’excitation est bien là et avec elle l’envie d’aller tout donner.

Je suis tôt sur le lieu du départ pour être tranquille sans stress…enfin normalement. Je vous dirai quelle montée de stress j’ai eu d’un coup à J – 20 minutes du départ.

Une heure avant, l’insouciance règne, on colle nos tatouages sur bras et mollets, on fait les stars en se laissant flasher de toutes parts.
Vient le moment d’enfiler la combinaison moulante en latex. Non pas celle des soirées sado, celle qui vous permet de garder une bonne flottaison et aussi de vous tenir chaud. Enfin pour ma part, je ne crains pas le froid mais les Sudistes sont de petites natures gelés dans une eau à 15°c.

Je demande à Tony de fermer ma combinaison…il s’acharne dessus, oups j’ai du grossir ça ne ferme plus…et là crac il me fait voir la fermeture éclair dans sa main. Boum, boum, j’ai le cœur à 100 à l’heure, une bonne suée, peut-être l’effet sauna de la combi, non mais surtout comment je vais faire au secours !!!!

J’essaie de réagir vite en demandant des combis autour de moi…Puis je me décide à faire la natation sans combi. Je demande à l’arbitre si elle m’autorise compte tenu de la température de l’eau.

Avec Tony, je pars m’échauffer… je disais quoi déjà que les Sudistes étaient de petites natures. C’est vrai que ça pique quand même un peu. Mais je suis une warrior et prête à tout.

NATATION

Pour ma part, je ne me laisse pas faire et essaie de bagarrer pour me faire ma place…puis je m’écarte un peu pour pouvoir poser ma nage. Mais j’apprécie aussi le décor, l’eau est calme et très claire, on peut profiter du spectacle du ballet des poissons quelque peu chahutés par cette cohorte de sauvage venant rompre leur quiétude.

Je trouve que le temps passe vite et rapidement j’entends les bruits des spectateurs et de la musique rien de tel por se motiver à donner des coups de bras plus rapides vers la fin. Allez hop je sors et la petite montée des marches…On est bien à Cannes c’est un peu notre festival à nous aussi !

Je me sens bien, j’arrive à m’orienter facilement, il faut dire que j’avais bien repéré la veille pour être sûre de prendre le bon chemin. Nous sommes très nombreux et il faut se répéter le parcours dans sa tête pour ne pas laisser place au hasard.

Transition rapide sans problème, je trouve mon vélo et j’entends à le speaker qui annonce le temps de course dès lors que je m’élance sur le parcours : 22 minutes. Je suis dès lors super contente. C’est parti, cheveux au vent pour une petite ballade

A CANNES A VELO, JE DEPASSE LES AUTOS

Le début du parcours est très roulant longeant le bord de mer, les narines gonflées d’air iodé c’est le moment idéal pour faire sa petite collation : un petit gel et un peu d’eau. Et là c’est l’occasion d’accélérer pas de difficultés, le soleil, la mer…tout est au beau fixe. On fait une course déjà ?

Bien sûr, j’avais regardé le parcours avant et je savais que cet intermède roulant n’allait pas durer et que l’arrière-pays cannois nous attendait avec des petites grimpettes.

Par rapport à tout ce que j’avais pu entendre sur la difficulté du parcours, je gère plutôt bien les reliefs. C’est vrai que le rythme change et qu’il faut relancer souvent. Mais quelles merveilles, j’ai vraiment adoré la beauté des paysages et surtout le fait que le revêtement du parcours était très peu accidenté, un vrai régal.

La seule difficulté à été de gérer l’arrivée de la pluie et quand j’ai commencé à voir les nombreuses chutes, j’ai redoublé de vigilance. En bonne normande, je suis plutôt habituée à ce genre de climat et de conditions. Il fallait juste être prudent et ne pas se laisser emporter sur ce glacis.

Je félicité l’organisation pour la qualité du parcours vélo et remercie tous les bénévoles qui sont toujours là pour nous guider er avec le sourire ! J’ai pu lire quelques critiques sur les réseaux sociaux à propos des voitures qui à certains endroits pouvaient gêner. En effet, certains automobilistes sont parfois irrités par les manifestations sportives, mais est-ce pour autant à blâmer l’organisation ? N’êtes-vous pas maîtres également de votre monture ?

Le retour sur la Croisette tant attendue est plus que plaisant, je suis ravie de mon temps vélo (1h40)…il reste encore la course à pied devant les Palaces, la foule en délire…Waoww quel pied !

Ca vaut le coup de grimpette pour le coup d'oeil non ?

Y EN A ENCORE SOUS LE PIED

A l’aire de transition pas besoin d’aller ranger son vélo, les bénévoles sont là pour le reprendre donc on gagne du temps et du coup pas besoin de chercher son emplacement. A voir les vélos arrivés, je suis dans la première travée, c’est bon signe ça. Alors, j’ai la pêche et je cours (j’ai enlevé mes chaussures de vélo…c’est plus pratique !) jusqu’aux sacs pour récupérer mes affaires de  course à pied. J’ai en revanche les pieds bien humides et deux cloques sur les deux pieds.

Sous la tente, une bénévole m’aide bien et me dit des mots doux, gentils et rassurants, ils sont tops vraiment ces bénévoles !!!

Tout est ok pour s’élancer sur la course à pied…il ne manquait plus qu’un ultime encouragement ! Et c’est Sonia que je découvre à ma grande surprise, avec le sourire of course ! Elle attend son tour pour courir car Nadia fait la partie vélo.

La pluie continue à tomber et de plus en plus fort. C’est le comble de faire plus de 1000km pour se retrouver encore sous la flotte !

Néanmoins, j’avoue que le décor est mythique et que ça vaut bien le coup de se faire lessiver. Le parcours course à pied est tout plat sur la Croisette et on arrive à croiser les copines pour s’encourager mutuellement.

J’en finis en 2h54 et le soleil pointe son nez. Je reste près de la ligne d’arrivée pour pouvoir vivre les autres arrivées. Et question émotion j’ai été plus que servie ! Clémence qui faisait son premier triathlon est en transe, Maud pleure et je la récupère dans mes bras. Arrêtez les filles c’est trop beau. Félicitations à vous qui ne cessez de vous dépasser et qui faites vibrer les autres. Amis débutants si vous hésitez encore, je sens que vous allez bientôt craquer. Et vous aurez compris que je vous recommande vivement le triathlon de Cannes, vous serez accueilli dans un endroit magique, une sorte de conte de fée  «  triathlonesque ». Moi c’est sûr j’y serai en 2017 !

La traditionnelle photo avec la médaille de la fierté du finisher ! Bravo Maud !

L'heure du retour a rapidement sonné puisque je reprenais le train à 17h30 toujours en compagnie de mon fidèle compagnon.

Ce week-end fut intense, je tiens à remercier Maud qui a été présente tout le week-end à mes côtés et que j'ai eu plaisir à découvrir, une femme vive et qui promet en triathlon, la Team Polar pour toutes ces belles rencontres, et enfin l'organisation qui m'a invitée pour vivre l'évènement au cœur de la course.

Merci également à mon partenaire Rudy Project qui me fait me sentir belle à chaque instant de la compétition.

Comment me  joindre

 

Delphine JOUTEL
delphine.joutel@ohmytri.fr
Téléphone : 06 12 69 57 57

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