TOUTE PREMIERE FOIS, TOUTE TOUTE PREMIERE FOIS

 

Un week-end à Deauville ? On imagine déambulations en tongs sur les planches à regarder l’horizon face aux parasols multicolores, s’imaginer avec les plus grandes stars de cinéma, se faire chouchouter en thalasso, faire son shopping de luxe ou encore boire un cocktail au Normandy. Ca peut être ça mais finalement ce qui me fait plus vibrer c’est un week-end 100% triathlon. Et je dois dire que sur ces trois jours, il y a en a eu pour tous les goûts et toutes les émotions. Et surtout de grandes premières !

 

En mise en bouche dès le samedi sur la distance olympique (1500m/40km/10km), j’ai pris le départ vers 10h dans une eau glacée. Pourtant, je suis plutôt mondialement connue pour avoir chaud, me baignant en maillot en Bretagne même l’hiver. Mais là je dois dire que même avec la combi, j’avais les ongles couleurs bleutés sans vernis. Étant motivée pour un jour faire le Norseman, c’est une bonne initiation. 

Comme souvent au départ, je me sens surexcitée, mélange de peur panique et d’hystérie. Je me crois sur les dancefloors et j’essaie de décoincer certains qui ont l’air de se rendre au peloton d’exécution. Détente les gars, on part s’amuser en mer !

Décompte, battements de cœur et le lâcher de fauves est parti. Je suis partie dans le sas des confirmés pour me sentir pousser des ailes voire des ailerons dans ce cas précis. Et je dois dire que je ne regrette pas car nous étions moins nombreux et des athlètes maîtrisant davantage l’exercice. J’ai pris moins de coups sauf aux passages des bouées ou là c’est davantage sauve qui peut !

Dès la sortie à l’australienne, j’arrive à entendre les encouragements qui donne toujours la force de se remettre dans le bain. Car il y a un deuxième tour of course.

Il nous faut remonter dans le sable vers les planches pour retrouver le parc à vélos. Les doigts encore gelés, je parviens difficilement à ôter cette combi. Mais après je file comme une flèche, hâte d’aller me réchauffer sur la Côte Saint Laurent.

 

Je ne perds vraiment pas de temps sur ce début de course, j’espère rattraper du monde. La côte Saint Laurent parfois redoutée et parfois attendue comme un rendez-vous me semble plus aisée cette année. Je dois sans doute progresser et arriver à dompter les pourcentages. Merci au tri de la Madeleine qui fait qu’aujourd’hui plus aucune montée ne peut me faire peur. (clin d’œil à François Gianada qui organise pour la deuxième année ce tri et en format M avec encore plus de folies).

 

A mes côtés à vélo, je retrouve un certain Denis Levieux qui s’alignera sur le format L le lendemain et qui est venu rouler. Voilà ce que j’aime dans ce sport, le partage et les encouragements entre athlètes. Quelques photos en live et même avec le sourire…On ne va pas croire que je suis en course. Je le sème car je veux en découdre avec les autres filles…et une et deux et trois et…5 de dépasser : waowwww !!!!

A l’arrivée au parc à vélo, a priori je suis dans les 4 premières. Je vois encore ma Maman, Audrey, sa fille et Denis...Mais ils sont géniaux, ils sont partout !

 

Pour une fois à la descente du vélo, mes jambes sont moins lourdes que d’habitude. Je sais que sur la course à pied, je suis beaucoup moins performante. Mais là au moins je me sens bien, je suis dans un bon rythme et je teste cette allure pour mes futurs objectifs. Je ne vais donc pas pousser la machine, j’essaie d’avoir une meilleure allure et un e foulée plus efficace. Et ça semble marcher car je ne me sens pas en souffrance. Et je profite pleinement de l’ambiance, des spectateurs, de frapper les mains des enfants qui se présentent, de chanter…Bref ! C’est la fête aussi le triathlon, non ?

Je termine donc ce triathlon en 2h55, soit 12 minutes de mieux qu’en 2015. Verdict il faut continuer à bosser. Mais avant de s’y remettre place aux nouvelles stars du tri. Place aux toutes premièers fois, toutes toutes premières fois. Premier tri pour Audrey, et premier tri en mer pur Louis.

Car la véritable vedette de ce week-end, ce n’est pas moi mais Audrey dit Foufette ! Vous vous en souvenez ? Je vous avais dressé un portrait d’elle en début d’année. Avec une autre Audrey qui malheureusement n’a pas pu nous rejoindre étant blessée. J’espère qu’elle aura l’occasion de vivre son premier tri aussi bientôt.

 

A l’origine une rencontre sur la Nuit des Laveuses en septembre 2015 initiée par Gilles Busto, un homme au grand cœur qui aime rassembler autour de lui des gens simples et généreux un peu à son image. Lords de cette ballade nocturne, j’ai beaucoup échangé avec une certaine Audrey et son acolyte Linda. On se découvre et on confie nos envies et nos défis. Je leur parle de mes aventures triathlonesques…et de là Audrey va se fixer son challenge 2016 le triathlon de Deauville sur le format S dit découverte qui comme son nom l’indique permet de se familiariser avec le triple enchaînement. 

 

 

Il s’agira dès lors d’effectuer 300m de nage en mer, suivie de 24km de vélo dans le bocage normand vallonné et de terminer par 5km en courant sur les planches. Pour un début c’est déjà pas mal. Quand j’entends certains spectateurs dirent oh ça va ce n’est pas si long…je leur réponds, allez y pour voir !

L’autre star qui a gagné son dossard c’est Louis Lebrun. Louis, il fait parti de mon club le Rouen Triathlon et ne cesse de progresser. Il n’a que 18 ans et cette année pour lui c’est le bac. Mais comment résister à l’appel de Deauville et d’un triathlon en mer ? Ca sera son premier dans la Manche et avec une combinaison flambant neuve, magistralement inaugurée.

 

Si Louis n’est pas à son coup d’essai en triathlon, en revanche pour Audrey c’est la toute toute première fois !!!!

Gorge serrée, ventre nouée, inquiétudes, euphorie : qui n’a pas ressenti ces sensations à l’approche d’un premier défi ? Mélange d’excitation et de crainte, on se demande à quelle sauce on va être mangé. Et si on se faisait peur pour rien ?

 

J’essaie de donner à Audrey tous les bons conseils et de la rassurer. Ca commence dès le vendredi soir. Ambiance essayage de la combi et choix de la trifonction dans la chambre d’hôtel. D’un air presque gêné à l’accueil de l’hôtel : « je fais monter des amis, on a des combis à essayer. Euh mais des combis en néoprène hein c’est du sérieux ! »

 

Essayer une combi c’est un peu comme enfiler une robe de mariée en fait. Il faut rentrer le ventre, arrêter de respirer et on relâche tout quand tout est mis dedans. Ca promet des moments de fous rires assurés. Il y a aussi le passage en trifonction avec la chamoisine dite fameuse moumoutte aux fesses. Mais le plus hilarant est sans doute le cuissard de vélo à bretelles, laissant ressortir nos atouts féminins de manière un peu grotesque.

Pour le moment, tout va bien on rigole, on prend la pause, on s’émerveille, on s’imagine. Le rêve est bien là !

Samedi 16h : la pression monte alors que nous sommes pausées au bar du soleil. Le vélo et le matos installés dans le parc. Il n’y aura plus qu’à enfiler cette combi mais la répétition a été concluante.

 

Tandis que j’aide Audrey à s’enfourner dans la combi, Louis fait aussi son premier essayage vu qu’elle sort direct du village expo. A ce moment, c’est comme si autour de nous plus rien n’existait. On ne remarque même plus les badauds. La plage nous appartient et on voit au loin cette peuplade primitive de triathlètes commencer à goûter l’eau. Enfin loin très loin car la marée est basse. Il faudra donc à nos amis néophytes faire une petite marche.

 

Audrey avait été émue lors du départ du M le matin, et là à mon tour de sentir monter en moi un débordement de joie et de stress. J’ai tellement envie que tout se passe bien, qu’Audrey et Louis en reviennent tout ragaillardis prêts à déplacer des montagnes. 

Louis part dans la première vague tandis d’Audrey préfère jouer la prudence et être dans la vague des débutants. 

 

L’excitation est à son comble et même en qualité de supporter la magie opère. Dès la sortie de l’eau, on accourt rapidement au parc à vélo. On sait combien c’est bon de voir des têtes connues nous regonfler à bloc ! 

Je vois Louis sortir dans les premiers temps, j’ai l’impression qu’il va nous faire une super course. La petite tête blonde suit un peu plus tard et quelle dextérité. Pour une première, l’enlevé de combi se passe au top. Elle a le temps de nous dire que c’était intense…enfin c’était plus du style « j’en ai chié » car dans l’effort, le vocabulaire est plus brut et sans filtre.

Je lui rappelle de boire non seulement pour bien enchaîné avec la suite et surtout parce qu’elle sort de l’eau de mer et que l’eau de mer c’est salé et on a un ressenti de dessèchement plus fort.

Ce qui est sympa pour le spectateur c’est la partie vélo où on est en mode off et on peut se permettre d’aller prendre du repos. Et oui le supporter se fatigue aussi à galoper, crier, chanter, sauter.

Lovée au bar du soleil à siroter une petite mousse, j’ai à peine le temps de m’asseoir car je vois déjà Louis déboulé sur les planches. Mais il va nous faire un podium à ce rythme là.

Je me dois d’aller rejoindre l’aire d’arrivée pour voir ça : et bingo Louis premier Junior la classe.

Je le félicite et essaie de recueillir ses premières impressions à vif mais il a l’air d’avoir tout donné, je devrais donc attendre qu’il se reprenne. Ah ces petits jeunes !

 

Il ne faut pas oublier la miss Audrey qui doit encore tout donner sur le vélo. Pour elle avec la monture qu’elle a ça sera plus difficile. En effet, si elle sera contente de son VTT dans les passages où la route est accidentée, en revanche les montées devront lui rappeler que sa monture est un peu lourde. Ce qui est super avec Audrey c’est qu’elle vit ce défi avec intensité et bonheur, ça se lit sur son visage qu’elle est heureuse d’être là. Nous l’accueillons à sa transition et l’accompagnons dans la dernière partie. Je sais déjà qu’elle sera finisher. Le regard affûté, elle part affronter les mythiques planches et les nuées de supporter en tout genre : des filles aux banderoles, un tambour, des enfants et sa fille et son mari à ses côtés sur un petit morceau du parcours. 

 

Je décide à mon tour d’aller la chercher pour qu’elle nous fasse un finish de folie. C’est donc en lui prenant la main que je l’emmène à fond les manettes vers l’arche puis je la laisse savourer ce qui lui revient, ce mérite d’avoir franchi les barrières et les limites, d’avoir tellement donné qu’elle finit par pleurer. C’est beau, émouvant et terriblement frissonnant !

 

Cette journée fut donc intense, du rire aux larmes, de l’excitation à la concentration, de la solitude du coureur dans son propre effort au partage et retrouvailles pour savourer.

She did it !!

Le dimanche ça ne rigole pas, c’est l’épreuve du long avec un plateau de stars dont Marcel Zamora et Charlotte Morel. Toutes ces figures symboliques du triathlon qui nous font tant rêver.  Pas question de rater ça  même si on a prévu un déjeuner de récupération. Ce dimanche sera aussi l’occasion de retrouver d’autres personnes qui ont la même passion voire les mêmes défis. C’est donc avec plaisir que j’ai pu croiser Virginie et Romain qui tous les deux préparent leurs premiers Iron Man à Vichy. Quelle belle histoire de couples unis dans l’effort. Virginie a gagné son dossard et du coup Romain décide de la suivre dans cet objectif complètement fou. On espère se revoir là bas et en attendant on va se confier nos craintes et angoisses et aussi notre joie de s’aligner sur cette course.

Je rejoins aussi Chris que j'ai rencontré en Vendée, puis en tant que bénévole sur le triathlon de Paris et encore ici à Deauville. Pour lui, une véritable passion est né, il est sur tous les fronts et toujours enthousiaste à parler de sa courser et vous confier ses impressions.

 

 

Le vrai trésor c'est aussi notre famille qui nous soutient et nous amène à nous dépasser. Audrey avait le soutien de son mari et de sa fille Marie, Louis est venu accompagner de son Papa et ses grands-parents, moi même avec ma Maman. Et combien on pouvait voir d'athlètes entourés dont un franchissant même l'arrivée avec la poussette !

 

Ce dimanche c'est aussi un jour spécial pour le triathlon car se déroule sur la Côte d'Azur l'IronMan de Nice. J'ai donc plaisir aussi à suivre la course de personnes que je connais comme Guillaume, Franck, Nathalie et tant d'autres. Au passage bravo à eux. Et c'était aussi le Challenge IronMan à Venise : Nancy ma partenaire du Raid des Alizés y réalisait son tout premier !!! Je suis tellement fière et contente pour elle et tous ces finishers. Hâte de vivre aussi ça bientôt de l'intérieur.

Quoi de plus beau qu'une arrivée avec ses enfants ? Bravo Fabien !
Rendez-vous l'année prochaine avec Super Deauville !

Pour vous préparer pour 2017 voici mes conseils :

 

- Oh My Bag pour être sûr de penser à tout :

http://www.triathlondeauville.com/fr/content/preparez-vos-bagages-pour-trideauville-avec-delphine

 

- Oh My Bike, le parcours vélo :

http://www.triathlondeauville.com/fr/content/delphine-vous-conseille-pour-le-parcours-velo-epreuve-olympique

 

 

 

 

 

 

 

Comment me  joindre

 

Delphine JOUTEL
delphine.joutel@ohmytri.fr
Téléphone : 06 12 69 57 57

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